Pour sa montre de pilote (ou tout du moins de passionnés d’aviation), Formex n’est pas reparti d’une feuille blanche. La marque de Bienne a pris sa Field en titane, gardé le boîtier tel quel et concentré le travail sur le cadran : aiguilles glaive, triangle à midi, et un petit avion caché sur la trotteuse. L’AirField arrive en quatre couleurs, avec le nouveau Sellita SW200-2 Power+ et ses 65 heures de réserve de marche. Le tout à un prix inférieur à 1 000 €. PNC, aux portes.
Le boîtier de la Field, sans retouche
Les cotes sont celles de la Field de deuxième génération : 40 mm de diamètre, 10,6 mm d’épaisseur et 46,6 mm d’entre-cornes selon la fiche technique Formex. On retrouve aussi les facettes, les cornes courtes et le titane grade 2 à finition mate. Sans bracelet, la précieuse pèse 54 grammes. Il faudra ajouter le poids du bracelet (nylon) pour juger de son poids total (non annoncé par la marque).
Le titane brut a un défaut bien connu : il se raye vite. Formex le traite donc en surface pour atteindre une dureté d’environ 900 Vickers. Couronne vissée, étanchéité à 150 mètres, saphir avec traitement antireflet côté intérieur : on peut nager avec, et le bracelet nylon ne craint pas l’eau. C’est plus qu’on n’en demande d’habitude à une montre d’aviateur.
Un cadran de haut vol

C’est sur le cadran que l’AirField se sépare de la Field. Les aiguilles des heures et des minutes, larges et en forme de glaive, occupent l’espace. À midi, un triangle encadré de deux points reprend le repère classique des montres de pilote. La typographie reste celle de Formex, anguleuse et assez moderne.
Le fond est finement grainé. Les chiffres arabes et les index sont creusés dans le cadran, puis remplis un à un, à la main, de Super-LumiNova. Autour, un rehaut incliné remonte vers le verre et donne du relief sans épaissir la montre. La date se lit à 6 heures dans le guichet biseauté propre à la marque, sur un disque assorti à la couleur du cadran. À ce prix, ce n’est pas si courant.
Dernier détail, et pas le moins visible une fois qu’on le connaît : la longue trotteuse a un contrepoids en forme d’avion. Il faut approcher la montre pour le remarquer.
Quatre teintes, deux types de luminescence
La Jet Black est la plus sage. La Tarmac Grey joue le gris sur gris avec le boîtier en titane, avec pour seule touche de couleur la pointe rouge de la trotteuse. L’Horizon Blue est la plus vive, avec ses indications blanches sur fond bleu. Ces trois versions reçoivent du Super-LumiNova BGW9 Grade A.
La Desert Sand est à part. Cadran sable, chiffres et aiguilles noirs, pointe rouge sur la trotteuse elle aussi. Formex y utilise un Super-LumiNova Grade A teinté noir, qui garde ce contraste en plein jour. Ce type de luminescence brille en général moins fort qu’un BGW9 : on regardera ça de près dans le noir lors de l’essai. Formex propose ses bracelets nylon en noir, bleu, sable et vert kaki, et c’est avec ce dernier que la Desert Sand nous semble la plus réussie.
Sellita SW200-2 Power+ : 65 heures de réserve

Le mouvement est le Sellita SW200-2 Power+, la version revue du SW200 dévoilée par le fabricant au début de l’année. Toujours 26 rubis et 28 800 alternances par heure (4 Hz), mais une réserve de marche portée à 65 heures, contre 41 pour le SW200 standard. Concrètement, une montre posée le vendredi soir tourne encore le lundi matin.
Précision utile : la Field reçoit désormais le même calibre. Entre les deux montres, la différence n’est donc pas mécanique, elle est entièrement sur le cadran. Le fond plein en titane, lui, est gravé d’un moteur d’avion en étoile et de son hélice.
Deux options de bracelet sont proposées. Le nylon élastique à fermeture Velcro, léger et lavable, est la configuration à 950 €. Le cuir de veau italien est monté sur la boucle déployante en composite de fibre de carbone de Formex, avec un réglage progressif sur 7 mm qu’on actionne sans retirer la montre ; comptez alors 1 075 €. Dans les deux cas, les barrettes sont à changement rapide et l’entrecorne est de 20 mm.
L’avis de We Love Watches

À 950 €, la fiche technique tient la route : titane durci, 150 mètres, 65 heures de réserve. Mais c’est le cadran qui nous intéresse le plus. Les chiffres creusés, le rehaut incliné et la date assortie font de l’AirField autre chose qu’une Field à laquelle on aurait ajouté un triangle à midi.
L’avion sur la trotteuse divisera. Sur la Jet Black, on s’en serait bien passé ; sur les autres, il colle au thème. Notre préférence va à la Desert Sand, la seule qui change vraiment la physionomie de la montre. Pour qui veut de la couleur sans s’éloigner d’un affichage classique, l’Horizon Blue est le bon choix.
Reste à juger le confort au poignet et la lisibilité de nuit, surtout sur la Desert Sand. Si vous cherchez une automatique légère à porter tous les jours, l’AirField mérite qu’on s’y arrête.
Prix : 950 € chacun sur bracelet nylon, mise en vente mi-octobre
- AirField Desert Sand (0661.1.6556) : Fiche produit Desert Sand
- AirField Horizon Blue (0661.1.6536) : Fiche produit Horizon Blue
- AirField Jet Black (0661.1.6526) : Fiche produit Jet Black
- AirField Tarmac Grey (0661.1.6546) : Fiche produit Tarmac Grey









