Il arrive parfois qu’une marque sorte deux montres en l’espace de quelques jours et que les deux méritent qu’on s’y attarde. C’est le cas d’Oris en ce début juin, avec d’un côté un hommage touchant à l’une des plus grandes légendes du baseball américain, et de l’autre la septième édition d’un rendez-vous annuel devenu culte au sein de la communauté de la maison de Hölstein.
Lou Gehrig, 2 130 raisons de ne pas oublier

Commençons par la Lou Gehrig Limited Edition, sortie le 2 juin dernier, date choisie à dessein : c’est ce jour-là, en 1941, que disparaissait le joueur de baseball des New York Yankees surnommé « The Iron Horse ».
Avant que la sclérose latérale amyotrophique ne l’emporte à 37 ans, Gehrig avait disputé 2 130 matchs consécutifs sur 15 saisons, un record d’endurance resté dans l’histoire du sport américain. C’est ce chiffre précis qui fixe le tirage de cette édition limitée : 2 130 exemplaires, ni un de plus, ni un de moins.
La montre s’appuie sur la Big Crown Pointer Date, l’une des silhouettes les plus reconnaissables du catalogue Oris. Son boîtier de 40 mm en acier inoxydable affiche 12,2 mm d’épaisseur pour 48,2 mm d’entre-cornes.
Le cadran argenté à finition brossée verticale évoque directement le surnom du joueur, le « Cheval de Fer », et la palette bleu et blanc des Yankees traverse l’ensemble de la composition : minuterie bleue, contours bleus sur les index, chiffres de date blancs sur fond noir. Parmi les détails narratifs, le chiffre 4 sur le chemin de fer de date est mis en évidence en bleu, rappelant le numéro de maillot de Gehrig que les Yankees retirèrent dès 1940, inaugurant ainsi une tradition que la Major League Baseball allait ensuite institutionnaliser.
Au dos du boîtier, une gravure en relief représente Gehrig prononçant son discours d’adieu, considéré comme le « Gettysburg Address du baseball », accompagnée du numéro individuel de l’exemplaire. Le bracelet en cuir brun à double surpiqûre rappelle l’aspect des gants de baseball, et un bracelet NATO aux couleurs des Yankees est fourni avec l’ensemble.
Le mouvement est le calibre 754, automatique, avec aiguille centrale de date et changement instantané, pour une réserve de marche de 41 heures. Une partie des ventes bénéficie à la Lou and Eleanor Gehrig Family Foundation, engagée dans la recherche sur la SLA.
Hölstein Edition 2026 : l’Artelier s’offre un ours arc-en-ciel

L’autre sortie de la semaine est d’une toute autre nature. Chaque 1er juin depuis 2020, Oris célèbre l’anniversaire de sa fondation, le 1er juin 1904, avec une montre très spéciale baptisée Hölstein Edition, produite à exactement 250 exemplaires et réservée aux collectionneurs les plus fidèles de la maison.
Cette septième édition s’inspire de la nouvelle Artelier, la ligne habillée que la marque a relancée lors du dernier Watches and Wonders, redessinée par Lena Huwiler, designer de 24 ans à qui Oris a accordé une liberté créative totale.
Le boîtier de 39,5 mm est fin, à 11,1 mm d’épaisseur, et le cadran gris clair adopte la silhouette épurée et urbaine de la nouvelle Artelier : aiguilles aux flancs droits, index appliqués d’inspiration années 1960.
Le premier détail qui accroche l’œil est l’aiguille des secondes, rouge vif, nichée dans un compteur de petite seconde doté d’un fond miroir, comme une fenêtre ouverte sur la réflexion. Le second détail se cache au dos du boîtier : l’Oris Bear, la mascotte de la maison, y apparaît gravé à l’aide d’un traitement laser développé avec l’université ETH Zurich, conférant à la surface un effet iridescent qui chatoyé de toutes les couleurs selon l’angle d’éclairage.
C’est discret, un peu magique, et très Oris. Le mouvement est le calibre 401, première fois qu’un Calibre 400 anime une Artelier de nouvelle génération : automatique, hautement antimagnétique, avec 120 heures de réserve de marche et une précision dans les tolérances COSC. La garantie est étendue à 10 ans avec enregistrement sur MyOris. Chaque exemplaire est livré dans un écrin en bois.
L’avis de We Love Watches
Deux montres très différentes dans l’esprit, mais qui résument bien ce qu’Oris sait faire quand la marque est en forme. La Lou Gehrig est une édition de cause sincère, portée par une histoire qui dépasse largement l’horlogerie.
Le cadran argenté et les touches bleu Yankees sont d’une élégance sobre, le fond de boîte gravé ajoute une vraie dimension émotionnelle, et le prix reste remarquablement accessible pour une pièce à tirage limité aussi bien documentée.
La Hölstein Edition 2026, elle, s’adresse à un public encore plus ciblé : 250 exemplaires pour les initiés qui suivent cette série depuis ses débuts. L’ours iridescent est un détail qui fait sourire et qui donne envie de la retourner dans tous les sens, ce qui est exactement ce qu’Oris cherchait. Deux belles réussites.
Prix :
- 2 400 € pour la Lou Gehrig Limited Edition (2 130 ex.)
- 3 800 € pour la Hölstein Edition 2026 (250 ex.)





