Six ans après le lancement de son Aquascaphe GMT, Baltic revient sur le sujet et corrige ce que beaucoup considéraient comme la principale limite du modèle. La marque parisienne vient de dévoiler l’Aquascaphe GMT MK-II, qui reprend le boîtier retravaillé de la MK2 sortie l’an dernier et abandonne surtout son ancien calibre suisse Soprod au profit d’un Miyota 9075. Le changement n’a rien d’anecdotique puisqu’il fait passer la montre du statut de GMT dit caller à celui de véritable GMT voyageur. Autre bonne nouvelle, le prix baisse.
Un boîtier plus affirmé et deux fois plus étanche
Le format évolue légèrement, le diamètre passant de 39 à 39,5 mm. Réalisé en acier 316L, le nouveau boîtier conserve une longueur de 47 mm mais atteint désormais 13,8 mm d’épaisseur, contre 13 mm auparavant. Les cornes s’élargissent, les arêtes deviennent plus vives et un brossage vertical vient habiller leur face supérieure. Baltic ajoute surtout des protège-couronne autour de la couronne vissée, une première sur l’Aquascaphe GMT, qui donne à la silhouette une allure un peu plus anguleuse et franchement plus outil.
Les proportions restent contenues avec 47 mm de corne à corne et 13,8 mm d’épaisseur, dont seulement 12 mm sans le verre. Ce dernier est un saphir double dôme traité antireflet en interne, assorti à l’insert de lunette également en saphir. L’étanchéité fait un bond appréciable en passant de 100 à 200 mètres, ce qui replace la pièce dans les standards actuels du plongeur polyvalent.
Quatre configurations et une lunette bicolore
La lunette bidirectionnelle conserve sa graduation sur 24 heures, mais adopte désormais 48 crans, contre 24 auparavant. Chacune des quatre versions reçoit sa propre combinaison de teintes, avec du rouge associé au bleu, du bleu avec du bleu clair, du noir avec du gris, et du vert avec du bleu.
Les quatre références partagent en revanche le même cadran noir laqué brillant, doté des index surdimensionnés remplis de Super-LumiNova BGW9 que Baltic surnomme les super indexes. Les aiguilles ont été redessinées dans une forme plus facettée et le guichet de date reste à 6 heures, avec un disque assorti à la couleur du cadran pour préserver la propreté de l’ensemble.
Calibre Miyota 9075 : retour aux sources
C’est le vrai sujet de cette MK-II. L’Aquascaphe GMT de 2020 embarquait un mouvement Soprod dont l’aiguille GMT se réglait indépendamment, mais qui laissait l’aiguille des heures locales figée. Utile pour suivre un second fuseau depuis son bureau, nettement moins pratique en déplacement. Le Miyota 9075 inverse la logique et permet de faire sauter l’aiguille des heures locales par pas d’une heure sans arrêter la montre ni toucher au second fuseau.
Concrètement, on règle sa montre à l’atterrissage en quelques secondes. Le calibre automatique bat à 28 800 alternances par heure et offre 42 heures de réserve de marche, une valeur dans la moyenne du segment. Côté portage, la montre est livrée sur un bracelet Rubber Sport en FKM, noir pour les versions grise et rouge, bleu pour les versions bleue et verte. Deux bracelets acier restent proposés en option, en maille grain de riz ou en maillons plats, tous deux équipés de barrettes à pompe rapide. L’entre-corne est fixé à 20 mm.
L’avis de We Love Watches
Baltic fait ici exactement ce qu’on attendait, et le fait bien. Le passage à une architecture traveller répond à l’une des principales critiques adressées à la première génération.
Que la marque y parvienne tout en baissant son tarif, alors que la précédente génération était proposée autour de 1 105 € sur caoutchouc et 1 200 € sur acier, mérite d’être souligné. Le sacrifice porte évidemment sur l’origine du calibre, avec un japonais Miyota qui remplace le suisse Soprod. Les puristes du Swiss made y verront un recul, mais le 9075 a fait ses preuves en fiabilité et sa fonction voyageur change bien plus le quotidien qu’une mention gravée sur le cadran.
Sur le segment des GMT voyageur accessibles, l’Aquascaphe GMT MK-II se retrouve désormais bien placée face à plusieurs montres équipées du même Miyota 9075, notamment certaines propositions de Lorier, Traska, Zelos ou Jack Mason. La lunette saphir bicolore constitue par ailleurs un argument visuel que peu de concurrents proposent à ce niveau, et l’étanchéité doublée règle définitivement la question de la polyvalence.
Un regret pour les amateurs de sobriété, l’absence d’une version à lunette monochrome dans ces quatre configurations de lancement. Mais Baltic a l’habitude d’étoffer ses collections au fil des mois, et la montre étant annoncée en collection permanente, il y a fort à parier que d’autres teintes suivront.
Prix : 1 020 € sur bracelet caoutchouc, 1 098 € TTC sur bracelet acier.











