Après le titane naturel, l « ‘or carbone » et l’or rose, la Bulgari Octo Finissimo Perpetual Calendar (PC pour les intimes) se pare pour 2026 d’une nouvelle exécution monochromatique en bleu profond. La référence 104262 est limitée à 50 pièces et conserve strictement l’architecture mécanique qui a valu à la pièce l’Aiguille d’Or au Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2021 et le titre de calendrier perpétuel le plus fin au monde, un record qui tient toujours cinq ans après.
Un traitement PVD bleu sur titane sablé
L’unique modification par rapport aux exécutions précédentes concerne le traitement de surface. Le boîtier octogonal si caractéristique de la ligne est ici réalisé en titane sablé, puis recouvert d’un traitement PVD bleu profond qui uniformise l’ensemble de l’architecture, cornes et carrure comprises.
Seule la couronne échappe à cette teinte, avec une exécution en acier inoxydable poli miroir rehaussée d’un insert en céramique noire, dans un contraste discret mais efficace. Le cadran adopte évidemment la même teinte bleue monochromatique, ponctuée d’aiguilles rhodiées grises et d’index argentés qui préservent la lisibilité sans rompre la cohérence chromatique.
L’affichage du calendrier perpétuel reste organisé selon la même logique intuitive, avec le jour et le mois disposés symétriquement à gauche et à droite, la date rétrograde en haut du cadran et le cycle bissextile en petit compteur. Le bracelet en cuir d’alligator bleu et la boucle en titane complètent l’ensemble.
Une architecture inchangée à 5,80 mm d’épaisseur
Sous cette nouvelle robe, on retrouve à l’identique le boîtier de 40 mm de diamètre pour seulement 5,80 mm d’épaisseur, chiffre absolument déraisonnable pour un calendrier perpétuel automatique.
Le mouvement lui-même, le fameux calibre BVL 305, mesure à peine 2,75 mm d’épaisseur, bat à 3 Hz et offre 60 heures de réserve de marche. Trois correcteurs discrets sont intégrés à la carrure pour ajuster les indications du calendrier sans passer par des poussoirs traditionnels.
L’étanchéité reste modeste à 30 mètres, ce qui reste cohérent avec le positionnement habillé ultra-fin de la pièce. À travers le fond saphir, le mouvement est visible dans son exécution habituelle, non traitée en bleu, ce qui peut être regrettable.
Un PVD bleu sur la mécanique aurait parachevé la cohérence chromatique de l’ensemble. Un regret légitime pour une pièce à ce niveau tarifaire, même si la finition manufacture reste au très haut niveau attendu de Bulgari.
Prix : 76 000 € en Europe, limitée à 50 exemplaires








