Il y a tout juste cinquante ans, Citizen faisait entrer la lumière dans l’histoire de l’horlogerie. Pour célébrer cet anniversaire, la maison japonaise ne s’est pas contentée de regarder dans le rétroviseur : elle dévoile la Citizen Eco-Drive PHOTON, une édition limitée au design résolument futuriste, qui fait de la lumière à la fois sa source d’énergie et son terrain de jeu esthétique.
Un demi-siècle de montres à la lumière

Tout commence dans les années 1970. Le premier choc pétrolier pousse le Japon à explorer les énergies alternatives, et Citizen se pose une question audacieuse : et si la lumière pouvait faire tourner une montre ? Après un premier prototype en 1974, la marque lance en 1976 la Crystron Solar Cell, première montre analogique au monde alimentée par la lumière, avec ses huit cellules solaires bien visibles sur le cadran.
La suite est une longue quête de discrétion. En 1995, la cellule passe sous le cadran et le nom Eco-Drive voit le jour. En 2002, la technologie devient totalement invisible. Depuis, les prouesses s’enchaînent : la précision record de +/- 1 seconde par an du Calibre 0100 en 2019, puis l’Eco-Drive 365 en 2023, capable de fonctionner un an entier dans l’obscurité. Selon Citizen, plus de 100 millions de piles jetables auraient ainsi été épargnées depuis 1976. Rien que ça !
Un cadran inspiré de la physique quantique

Avec la PHOTON, Citizen prend le contre-pied de cette discrétion. Le nom donne le ton : le photon, c’est la particule élémentaire de la lumière. Et le cadran s’inspire directement de l’expérience des fentes de Young, célèbre démonstration de la nature ondulatoire de la lumière.
Concrètement, deux plaques métalliques percées de fentes ondulées se superposent au-dessus d’un film à couleurs structurelles. Pas de pigment ici : les teintes naissent de la lumière qui se réfléchit sur des microstructures. Résultat, le cadran change d’apparence à chaque mouvement du poignet, dans un jeu de reflets presque hypnotique. Certains composants du cadran sont par ailleurs issus de matériaux recyclés.
Du Super Titanium et un an d’autonomie
Le design futuriste s’étend à l’habillage. Le boîtier octogonal de 39,6 mm de diamètre pour 9,9 mm d’épaisseur se prolonge par un bracelet intégré, le tout en Super Titanium, un alliage que Citizen annonce cinq fois plus dur et 40 % plus léger que l’acier. Verre saphir, étanchéité à 5 bar et aiguilles et index luminescents complètent la fiche technique.
À l’intérieur, on retrouve le nouveau calibre Eco-Drive E036, capable de fonctionner 365 jours sur une seule charge complète. Comme toute Eco-Drive, il se recharge aussi bien au soleil que sous une simple lampe de bureau.
Deux versions sont proposées. La première associe un boîtier en titane argenté à un cadran bleu profond relevé d’une trotteuse jaune. La seconde, plus contrastée, joue la carte du noir et de l’or grâce à un traitement DLC, avec une trotteuse violette. Chacune est limitée à 5 000 exemplaires, avec un fond gravé du logo des 50 ans d’Eco-Drive et d’un numéro individuel.
Que penser de cette Citizen Eco-Drive PHOTON ?
Plutôt qu’un simple hommage vintage, Citizen célèbre ses cinquante ans d’Eco-Drive en regardant résolument vers l’avenir. Avec son cadran qui joue avec la lumière, son boîtier en titane et son autonomie d’un an, la PHOTON réussit à rendre visible une technologie qui s’est longtemps faite oublier.









2 Commentaires
Elle ressemble à s’y méprendre à la moser !
Bonjour, il est vrai que la forme du boîtier et le style du bracelet peuvent faire penser à la H. Moser Streamliner.