Certaines marques horlogères brillent intensément quelques années avant de s’éteindre, tels des météores. Electra en fait partie… à un détail près : elle vient de renaître de ses cendres ! Retour sur l’histoire étonnante de cette marque française et sur ses deux collections de montres Electra, la Dare-Devil Diver et la Meca Electra, qui ont l’art de multiplier les visages.
Electra, le météore devenu phénix
Tout commence à la fin des années 1960. Sous l’impulsion de Fred Lip, plusieurs horlogers français et suisses, dont la française Lacorda et la suisse Vulcain, s’associent pour lancer une nouvelle marque : Electra. Le succès est fulgurant, puisque 300 000 montres sont vendues dès 1969. Leur recette ? Des designs variés, des calibres parmi les plus fiables de l’époque et un excellent rapport qualité-prix.
Mais la crise qui bouleverse l’horlogerie au début des années 1970 met brutalement fin à l’aventure : Electra disparaît en mai 1971. Il faudra attendre 2024 pour que Don Hutinay, passionné d’horlogerie, ressuscite la marque. Son concept est original : Electra Watches se veut une uchronie, c’est-à-dire l’histoire d’une marque qui aurait survécu à la crise et continué d’évoluer au fil des décennies. Rien que ça !
Dare-Devil Diver : la plongeuse au diable
Le premier modèle de la marque rend hommage aux « Devil Divers », le surnom donné par les collectionneurs aux plongeuses vintage dont l’étanchéité était affichée à 666 pieds. Fidèle à la tradition, la Dare-Devil Diver revendique ainsi 666 pieds, soit 203 mètres.
Son boîtier en acier de 38 mm, pour 47 mm de corne à corne et 10,95 mm d’épaisseur hors verre, se porte à merveille. Protégé par un verre saphir double dôme, il abrite un mouvement automatique suisse Soprod P024. Point important à souligner : toutes les montres Electra sont assemblées et réglées en France, à Morteau, par la manufacture Pequignet. Comptez 699 € pour la plupart des versions sur bracelet en caoutchouc FKM (un peu plus pour d’autres, notamment celles montées sur un bracelet en acier inoxydable).
Meca Electra : place au chronographe

Seconde collection de la marque, la Meca Electra se décline en plusieurs versions inspirées chacune d’une atmosphère unique : Blue Bird, Golden Sand, Miami, Jungle et Rust. Elle embarque un mouvement méca-quartz Seiko VK63, qui allie la précision du quartz aux sensations d’un chronographe mécanique, et affiche une étanchéité à 10 ATM. Là encore, l’assemblage est confié à Pequignet.
Des montres aux mille et un visages

C’est sans doute le plus grand atout d’Electra : ses montres peuvent avoir divers visages. Certaines adoptent des codes couleur très classiques, à l’image des Dare-Devil Diver Formal Black ou Deep Blue. D’autres optent pour des teintes carrément originales, comme la Dashing Red ou l’Emerald Green.
Et certains combos de couleurs sont même franchement surprenants ! La Miami Sunset fait le grand écart entre le rose intense des façades de Miami et les néons de Vice City, tandis que la Reverse Miami propose une lecture inversée par rapport à la Miami. Côté Meca Electra, la Golden Sand mise sur une palette chaleureuse et sophistiquée qui rappelle les teintes que l’on retrouve sur les plages.
Mention spéciale à la Dare-Devil Diver Electrum. Son cadran guilloché est plaqué d’une teinte inspirée de l’électrum, un alliage naturel d’or et d’argent très prisé durant l’Antiquité. Les Égyptiens l’utilisaient pour orner leurs objets sacrés, et les Lydiens pour frapper les toutes premières pièces de monnaie. Équipée d’une lunette en céramique unidirectionnelle à 120 crans, elle est proposée à 890 €.
Que penser des montres Electra ?

Avec Electra, on tient une marque qui a su éviter l’écueil des simples rééditions. Son concept d’uchronie lui permet de puiser dans un riche héritage des années 1960 sans s’y enfermer, en imaginant ce qu’aurait pu devenir la marque si elle avait traversé les décennies. Le résultat, ce sont des montres au charme vintage indéniable, mais pensées pour être portées aujourd’hui.
Sur le plan technique, la copie de l’Electra Dare Devil Diver est elle aussi très sérieuse ! Un calibre automatique suisse, un verre saphir double dôme, 203 mètres d’étanchéité et surtout un assemblage réalisé en France par la manufacture Pequignet : à partir de 699 €, la Dare-Devil Diver offre un rapport qualité-prix difficile à prendre en défaut. Son diamètre de 38 mm, aujourd’hui très recherché, lui permet en outre de convenir à quasiment tous les poignets. La Meca Electra est encore plus accessible avec un tarif de 399 € !
Mais ce qui distingue vraiment Electra, c’est sa liberté de ton. Que vous soyez plutôt classique, amateur de couleurs franches ou collectionneur en quête d’une pièce qui sort de l’ordinaire comme l’Electrum, vous trouverez forcément une Electra à votre goût. Bref, une renaissance réussie et une marque à suivre de très près !








