Passée sous l’aile de Worn & Wound il y a quelques mois, la micro-marque new-yorkaise Lorier signe son grand retour avec la réintroduction simultanée de quatre modèles emblématiques : l’Astra habillée, la Falcon field watch, la Neptune skin diver et l’Hyperion GMT. Les précommandes sont ouvertes depuis le 27 juillet, dans une opération qui vise à ancrer solidement Lorier dans son cœur de gamme historique tout en apportant quelques raffinements techniques bienvenus.
L’Astra et la Falcon, deux 36 mm animées par le Miyota 9039
Les deux plus compactes de la collection partagent le même boîtier de 36 mm et le même calibre automatique Miyota 9039, avec une étanchéité de 100 mètres et un verre saphir. L’Astra assume son positionnement dressy avec un cadran argenté-blanc joliment texturé qui joue avec la lumière selon l’angle, des index gravés et des aiguilles dauphine facettées polies miroir.
Une couronne extérieure argentée cannelée abrite les index luminescents et apporte du volume à un cadran par ailleurs délibérément sobre, sans guichet de date. L’épaisseur reste contenue à 8,8 mm, ce qui la place clairement dans la catégorie des vraies petites habillées polyvalentes.
La Falcon reprend la même architecture mais adopte le vocabulaire de la field watch avec une configuration classique 3-6-9, des aiguilles broad-arrow facettées et des chanfreins sur les arêtes du boîtier. Les chiffres arabes des minutes ont été allongés et les index appliqués prennent une forme carrée pour renforcer la lisibilité militaire assumée. La Falcon vise clairement le collectionneur qui cherche une seule montre capable d’accompagner autant une tenue sportive qu’une chemise du dimanche.
La Neptune, skin diver de 39 mm étanche à 200 mètres
La Neptune conserve son statut de pièce fondatrice de la marque avec un boîtier de 39 mm dont la lunette ne mesure que 37 mm, dans la logique néo-vintage des plongeuses des années 1950. La couronne surdimensionnée à 3 heures rappelle sans détour les archétypes de l’époque, tandis que le cadran noir associé à sa lunette noire à index blancs et aiguilles bordées or joue à fond la carte du contraste chromatique.
La lunette unidirectionnelle conserve son échelle de 15 minutes malgré un dessin plus fin que la moyenne du segment. L’étanchéité atteint 200 mètres pour une épaisseur maîtrisée de 10,3 mm, ce qui préserve la portabilité au quotidien. Sous le cadran, on retrouve encore le Miyota 9039, et les index comme les aiguilles reçoivent une couche généreuse de Super-LumiNova BGW9 pour la lecture nocturne. Le verre saphir remplace définitivement la variante Hardlex parfois utilisée par le passé.
L’Hyperion, un(e) vrai GMT à moins de 1 000 €
L’Hyperion partage exactement les dimensions de la Neptune, avec un boîtier de 39 mm et une lunette de 37 mm, mais bascule cette fois vers la complication voyageur. Le mouvement embarqué n’est plus le 9039 mais le Miyota 9075, un calibre GMT dit flyer dont l’aiguille des heures locales se règle indépendamment par pas d’une heure via la couronne, avec correction automatique de la date au passage de minuit.
Une caractéristique rare à ce niveau tarifaire, qui différencie clairement l’Hyperion des GMT caller nettement plus répandus auprès des micro-marques. La lunette bicolore bleue et rouge affirme sans complexe son inspiration Pepsi, tandis que le cadran noir accueille des index appliqués et des accents dorés.
La grande aiguille GMT triangulaire assure une lecture immédiate du second fuseau, et l’étanchéité reste fixée à 100 mètres, ce qui suffit largement pour un usage voyage. Comme les trois autres pièces, l’Hyperion est livrée sur bracelet acier.
Prix : 795 € pour l’Astra, la Falcon et la Neptune, 905 € pour l’Hyperion. Précommandes ouvertes depuis le 27 juillet, livraisons en septembre









