Seiko poursuit sa série d’hommages aux arts traditionnels japonais dans le cadre de son 145e anniversaire, cette fois avec une pièce dédiée à l’art du bonsaï. Dévoilée cet été, la Presage Classic Series HCC009J1 est le fruit d’une collaboration avec Tradman’s Bonsai, un collectif tokyoïte fondé en 2015 qui cherche à faire vivre le bonsaï dans les codes esthétiques d’aujourd’hui. La montre est limitée à 2 000 exemplaires numérotés dans le monde, dont 600 réservés au marché japonais, avec une commercialisation prévue en septembre.
Un cadran vert matsuba-iro à la texture d’écorce de pin
L’inspiration graphique tient dans une image précise : un pin noir japonais éclairé par la lumière de la Lune. Tout le vocabulaire visuel de la montre en découle. Le cadran adopte une teinte vert profond dite matsuba-iro, une couleur traditionnelle japonaise dont le nom renvoie directement aux aiguilles de pin.
La texture, elle, reprend le motif granuleux et cassé d’une écorce vieillie, avec ces reliefs en S caractéristiques que l’on retrouve sur les vieux pins soignés depuis plusieurs générations en collection. Les index appliqués et les aiguilles or plaqué PVD viennent compléter la scène en évoquant le reflet lunaire sur les aiguillages du feuillage, tandis que la piste externe des minutes imprimée conserve un blanc lumineux censé rappeler l’éclat de la lune.
Le choix de retirer complètement le guichet de date, malgré la présence d’un calibre qui le permet, contribue à préserver la pureté formelle de la scène. Un verre saphir double dôme avec traitement antireflet interne protège l’ensemble.
Le format 38 mm Presage Classic doré au PVD
Le boîtier reprend la géométrie déjà éprouvée de la Presage Classic Series, avec un diamètre contenu à 38 mm pour 12,9 mm d’épaisseur et un corne à corne particulièrement raisonnable de 43,8 mm. Ces cotes rendent la pièce polyvalente sur la plupart des poignets, dans une architecture qui assume clairement son orientation dress mid-century.
L’ensemble carrure et bracelet est en acier inoxydable revêtu d’un traitement PVD or jaune, avec une lunette crantée façon monnaie et une couronne cannelée qui apportent le juste dosage de caractère vintage. L’étanchéité reste fixée à 100 mètres, ce qui autorise un usage quotidien sans réserve malgré l’apparence formelle. Au dos, un fond saphir vissé porte la mention Limited Edition et un numéro individuel gravé sur le pourtour.
Le calibre 6R51 et deux bracelets fournis
Sous le cadran, Seiko a fait le choix du 6R51, calibre maison automatique avec remontage manuel et fonction stop seconde. Le mouvement bat à 21 600 alternances par heure, dispose de 24 rubis et offre 72 heures de réserve de marche, ce qui reste dans la fourchette haute pour ce niveau tarifaire chez Seiko.
Sa précision annoncée va de moins 15 à plus 25 secondes par jour, dans la moyenne du fabricant. La HCC009J1 arrive équipée d’un bracelet acier 7 mailles au même revêtement PVD or que le boîtier, fermé par une boucle déployante papillon. Un second bracelet en cuir est également fourni d’origine, orné du motif sanko-matsu, un dessin en aiguilles de pin considéré au Japon comme un symbole traditionnel de bonne fortune.
La boucle du bracelet cuir reprend elle aussi la teinte or PVD. L’ensemble est présenté dans un coffret de bois dédié, accompagné d’un chiffon de polissage estampillé Tradman’s Bonsai.
L’avis de We Love Watches
Sur le segment de la Presage habillée sous les 1 500 €, la HCC009J1 se distingue par la cohérence et la sincérité de son propos. Là où beaucoup de collaborations horlogères se contentent d’apposer un logo sur un cadran existant, Seiko a pris le temps de traduire dans la matière tout l’imaginaire de Tradman’s Bonsai.
Le cadran est particulièrement réussi, avec cette texture d’écorce qui rappelle les grands cadrans porcelaine ou urushi que la marque a produits ces dernières années, dans un registre nettement plus abordable. Le format 38 mm accompagne parfaitement le propos, dans une lecture presque féminine si l’on regarde les tendances actuelles du marché, mais qui trouvera aussi son public chez les amateurs de dress watches classiques.
Le PVD doré divisera comme toujours, entre ceux qui apprécient la chaleur qu’il apporte à l’ensemble et les puristes qui auraient préféré un boîtier acier pur ou une véritable dorure. C’est le prix à payer pour maintenir la pièce sous la barre symbolique des 1 500 €, sachant qu’une version massivement dorée aurait fait doubler le tarif sans changer la substance esthétique. Le second bracelet en cuir motif aiguilles de pin est en revanche une attention appréciable, qui multiplie les configurations possibles selon les circonstances de port.
Prix : 1 400 € en Europe, disponibilité à partir de septembre 2026










3 Commentaires
Bonjour, où peut-on l’acheter ?
Merci.
Bonjour,
Sur le site de Seiko ou sur des eshops comme ocarat.com je pense.
A.
Bof…..temps perdu…ne se rattrape plus…avec ou sans montre….de 5€…..à……100.000€…parodie d une ascenssion..sociale…