Tout le monde vous dira qu’une collaboration réussie, ça commence par une vraie histoire. Pas un brief marketing, pas un appel d’offres, pas deux équipes de communication qui se tournent autour. Ici, tout démarre en 2021 autour d’un verre, lors d’un apéro « Marques Françaises » organisé au siège de Baltic à Paris. C’est là que Théo Auffret et Guillaume Laidet ont rencontré les fondateurs de Baltic, et que l’amitié a pris racine. Cinq ans plus tard, elle a accouché d’une montre : la Seconde Majeure.

Seconde Majeure : un OVNI horloger
Ce qui rend cette collaboration particulièrement intéressante, c’est que les deux maisons n’ont strictement rien en commun sur le papier.
Baltic, c’est l’héritage vintage revisité avec rigueur, les proportions soignées, les codes de l’horlogerie classique assumés. SpaceOne, c’est tout l’opposé : des montres qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux, une lecture de l’heure déstructurée, une vision de l’horlogerie qui lorgne clairement vers 2100.
Aucune logique commerciale n’aurait rapproché ces deux-là. C’est précisément pour ça que le résultat est intéressant.
Une heure qui saute, une seconde qui règne
La Seconde Majeure tourne autour d’un affichage à heures sautantes, avec des disques en saphir à la place des aiguilles traditionnelles. Les heures se lisent à 12 heures, les minutes à 6 heures, et une grande aiguille des secondes balaie les deux tiers du cadran. C’est cette aiguille centrale, imposante et presque hypnotique dans son mouvement, qui donne son nom à la montre.
Le module de complication a été entièrement développé par Théo Auffret. Son fonctionnement repose sur trois composants visibles : une roue de commande centrale qui complète un tour en 60 minutes, une roue étoilée à 12 dents correspondant aux 12 heures, et un sautoir qui maintient la pression sur cette roue et déclenche le saut de l’heure.
Ce moment précis où l’heure bascule d’un coup, avec cette légère tension mécanique perceptible, c’est toujours quelque chose d’assez satisfaisant à observer. Le tout est monté sur une platine en maillechort taillée dans une seule pièce. Le cadran est à la fois structure et décoration.
Le boîtier est entièrement nouveau, conçu spécifiquement pour ce projet. 38,5mm en acier 904L, couronne à 12 heures, lunette concave polie qui contraste avec la carrure et les cornes brossées. Les cornes arquées et plongeantes accompagnent le poignet naturellement. Le bracelet en Alcantara beige signé Delugs complète l’ensemble avec un côté doux et légèrement inattendu qui fonctionne bien avec la sobriété du boîtier.
Seconde Charbonné : trois heures de travail, une montre unique

La Seconde Majeure existe en deux finitions de cadran. La première, Brossé vertical, est déjà très propre. La seconde, baptisée Charbonné, est franchement remarquable.
C’est une technique signature réalisée à la main dans l’atelier de Théo Auffret, qui nécessite jusqu’à trois heures de travail par cadran. Chaque exemplaire est donc littéralement unique, avec une texture et une profondeur que la photographie restitue à peine.
Le mouvement est un Soprod P024 automatique avec 42 heures de réserve de marche, sur lequel vient se greffer le module à heures sautantes. Étanchéité à 50 mètres, verre saphir à dôme simple avec antireflet interne.
Côté disponibilité, Baltic et SpaceOne ont choisi un modèle de précommande sur fenêtre courte : la vente sera ouverte du 12 au 17 mai 2026 uniquement, et la production sera limitée au nombre exact de commandes enregistrées durant ces six jours. Pas de stock, pas de relances. Les expéditions sont annoncées pour novembre 2026.
Prix :
- Seconde Majeure – Brossé : 3 000 €
- Seconde Majeure – Charbonné : 4 200 €









