Lancée l’an dernier, la collection Vanac nous avait déjà agréablement surpris. Plutôt que de puiser dans les premières années de la sous-marque comme le fait habituellement King Seiko, elle s’inspirait d’une référence anguleuse des années 1970 et embarquait un calibre dérivé du haut de gamme Grand Seiko. Depuis, la famille s’est étoffée avec des versions sur cuir, une déclinaison titane et une édition limitée bleue. Seiko y ajoute aujourd’hui la HKF005, une exécution acier dont le seul changement tient au cadran, mais quel cadran.
Un noir de nuit, des particules scintillantes
La teinte est difficile à nommer et plus encore à photographier. Quelque part entre le noir profond et un gris-bleu très sombre, elle évoque le ciel nocturne au-dessus d’une métropole. Seiko y a intégré des particules scintillantes qui accrochent la lumière au moindre mouvement du poignet et créent un effet de pointillé lumineux.
Attention, il ne s’agit pas d’aventurine, comme on pourrait le croire au premier regard, mais bien d’un traitement de surface propre à la marque. La référence assumée est celle des innombrables lumières de Tokyo vues depuis les hauteurs, un panorama que les visiteurs de la tour de Roppongi ou du Metropolitan Government Building connaissent bien. Le reste du cadran respecte la grammaire Vanac établie, avec ses rainures horizontales, sa bague d’index dédiée et ce large repère en V à midi qui signe la collection.
Les aiguilles reçoivent un revêtement sombre généreusement garni de Lumibrite, tandis que quelques détails polis argentés viennent réveiller l’ensemble. L’aiguille des secondes conserve son contrepoids en forme de V et sa pointe luminescente, et le guichet de date est cerclé et biseauté.
Un boîtier facetté, un calibre 8L45
Rien ne change du côté de l’enveloppe, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Le boîtier en acier mesure 41 mm de diamètre pour 14,3 mm d’épaisseur, mais son architecture intégrée limite le corne à corne à 45,1 mm, ce qui le rend nettement plus portable que les chiffres ne le laissent supposer.
Les flancs polis, les facettes marquées et les surfaces brossées composent une silhouette anguleuse fidèle à l’esprit des sportives seventies. Aucune lunette ici, le cadran étant simplement protégé par un verre saphir bombé traité antireflet en interne.
La couronne, légèrement encastrée mais généreuse, est vissée, et l’étanchéité atteint 100 mètres. Sous le fond saphir vissé se trouve le calibre 8L45, dérivé du Grand Seiko 9S65 et déjà utilisé sur l’ensemble de la gamme Vanac. Automatique avec remontage manuel et stop seconde, il bat à 28 800 alternances par heure, compte 35 rubis et offre 72 heures de réserve de marche pour une précision annoncée de moins 5 à plus 10 secondes par jour.
Le décor à bandes sur le rotor, les ponts et les platines se laisse admirer sans difficulté. Le bracelet acier intégré à maillons facettés prolonge le dessin du boîtier jusqu’à un fermoir triple déployant à poussoirs, discrètement dissimulé sous la maille.
L’avis de We Love Watches
Ce cadran nocturne fonctionne parce qu’il joue sur un registre inhabituel chez King Seiko, où l’on retrouve plus souvent les textures inspirées de la nature japonaise que les ambiances urbaines. Le résultat penche vers un luxe assumé qui tranche avec la sobriété des Presage et des Prospex, et qui devrait séduire ceux qui hésitaient jusqu’ici entre une Vanac et une sportive intégrée suisse.
À 3 400 euros, le tarif se situe pile dans le segment où la concurrence est la plus rude, entre une Tudor Black Bay 54 et les propositions intégrées de Longines ou de Frederique Constant. L’argument du calibre 8L45 pèse lourd dans la balance, avec une précision régulée dans des tolérances proches du Grand Seiko d’entrée de gamme, ce qui n’est pas courant sous les 4 000 €. Un bémol tout de même sur l’entre-corne de 17 mm, dimension inhabituelle qui complique le remplacement du bracelet pour ceux qui aiment varier. Mais avec un bracelet intégré aussi bien exécuté, la question se pose finalement peu.
Prix : 3 400 €, en collection permanente, disponible à partir du 1er octobre 2026.









1 Commentaire
Bonjour Alexandre, j’ai pas mal de montres Seiko et je trouve belle cette nouvelle King Seiko.
Mais… je n’arrive plus à cautionner les inutiles écrits dans le cadran.
Là il y a : Seiko, King Seiko, Automatic, 3 days….
Et quoi encore ?
Pour moi c’est, malheureusement, un grand non !
Comme à chaque fois, j’utilise une IA pour créer une image du cadran simple et c’est 100 fois mieux.