Cartier n’a pas besoin de faire de bruit pour se faire entendre. Au Watches and Wonders 2026, la maison parisienne a présenté une collection riche et cohérente, mêlant retour remarqué d’une icône oubliée, haute joaillerie spectaculaire et collection Privé qui fête en beauté sa dixième édition. We Love Watches fait le point sur les pièces à retenir…
La Santos-Dumont et son bracelet d’exception

La Cartier Santos-Dumont 2026 ne révolutionne pas le boîtier, mais c’est son bracelet qui retient toute l’attention. Inspiré d’archives des années 1920, ce nouveau modèle à 15 rangées de maillons est composé de liens ultrafins de 1,15 mm. Chaque maillon est usiné, fini et assemblé à la main en Suisse. Le résultat est un bracelet d’une souplesse et d’une fluidité rare, qui épouse le poignet avec une précision presque couturière.
Proposée en platine ou en or jaune, dans un boîtier de 43,5 x 31,4 mm, la Santos-Dumont 2026 est disponible avec un cadran satiné argenté à effet soleil, ou avec un cadran en pierre d’obsidienne pour les versions en or jaune. Ce matériau volcanique mexicain, irisé par de minuscules bulles d’air emprisonnées à l’intérieur, offre une profondeur visuelle particulièrement séduisante.
La Roadster est de retour

C’est sans doute la nouvelle qui a fait le plus parler… Lancée en 2001 et discrètement retirée du catalogue en 2012, la Cartier Roadster revient en 2026 dans une version affinée qui respecte l’esprit du modèle l’originel tout en le poussant vers davantage de maturité.
Le boîtier en forme de tonneau, signature de la collection, a été retravaillé pour mieux intégrer la couronne et la loupe de date dans l’ensemble. Le cadran guilloché caractéristique est conservé, mais l’exécution gagne en précision : les chiffres romains sont désormais appliqués, le motif concentrique du rehaut est en relief, et la minuterie chemin de fer arbore des index appliqués toutes les cinq minutes. Des détails qui font toute la différence !
Deux tailles sont proposées : 47 x 38 mm animée par le calibre automatique manufacture 1847 MC, et 42,5 x 34,9 mm équipée du calibre 1899 MC. Les matériaux couvrent l’acier, le bicolore acier et or jaune, et l’or jaune. Côté bracelet, le choix se fait entre un nouveau modèle à trois maillons et un bracelet caoutchouc qui confère à la version acier une vraie crédibilité sportive. Une renaissance réussie !
La Tortue se renouvelle

Après le succès de l’édition Privé en 2024, la Cartier Tortue revient en 2026 avec cinq nouvelles références. Le boîtier emblématique en forme de carapace évolue subtilement vers des lignes légèrement plus douces. Les matériaux proposés couvrent l’or jaune, l’or blanc rhodié serti de diamants, l’or rose et le platine.
La pièce la plus remarquable de la gamme est sans conteste la version Métiers d’Art, disponible en or blanc ou or jaune, dont le boîtier et le cadran sont ornés d’émail champlevé avec des pierres précieuses figurant les yeux d’une panthère. Un travail artisanal d’une très grande finesse.
La collection Privé fête ses dix ans

Pour sa dixième édition Opus, la collection Privé présente six nouvelles références parmi lesquelles deux Tank Normales, une Tortue Chronographe Monopoussoir, une Tank Cintrée, une Cloche de Cartier et, surtout, une Crash Squelette qui mérite une attention particulière.
La Crash est une montre à part dans l’univers Cartier : née en 1967, son boîtier asymétrique défie les conventions de l’horlogerie classique. La passer en version squelette représentait un défi d’ingénierie considérable, le mouvement devant non seulement fonctionner dans ce cadre irrégulier, mais aussi donner visuellement l’impression d’avoir été déformé par le boîtier. Cartier a développé pour l’occasion le calibre manufacture 1967 MC, un mouvement à remontage manuel dont les ponts sont façonnés en chiffres romains et finis à la main, chaque pièce nécessitant près de deux heures de travail décoratif. Un résultat tout bonnement bluffant !
La Myst, apothéose de la haute joaillerie

La maison clôt sa collection 2026 avec la Cartier Myst, une pièce qui repousse les limites de la haute joaillerie horlogère. Les cadrans minuscules sont sertis de 47 diamants taille neige, tandis que la version en or jaune associe des sections de laque noire appliquée à la main à 634 diamants taille brillant. La version en or blanc, elle, compte pas moins de 986 pierres. Le seul travail de sertissage représente environ 112 heures par pièce. Un objet sculptural autant qu’horloger.
Avec cette collection 2026, Cartier confirme ce que les amateurs savent déjà : la maison n’a pas besoin de se réinventer pour convaincre. Elle affine, elle perfectionne, elle surprend là où on ne l’attend pas toujours. Et c’est précisément pour cela qu’elle reste incontournable.




