Dévoilées il y a quelques mois, les deux nouvelles Series 8 signées Citizen font enfin leur entrée en France ce mois de juillet. Références NB6080-51W et NB6084-50A pour les initiés, elles marquent un tournant dans la gamme sportive du manufacturier japonais, qui prend le virage assumé du boîtier resserré et de la finesse retrouvée.

Un boîtier compact et une signature graphique tokyoïte
Le premier constat au poignet, c’est le format. Les deux nouveautés adoptent un boîtier de 39,5 mm pour seulement 10,4 mm d’épaisseur, là où les précédentes Series 8 affichaient des cotes plus généreuses qui pouvaient poser problème sur les petits poignets.
La construction reste sophistiquée avec cinq composants soigneusement polis, une lunette inférieure octogonale coiffée d’un élément supérieur circulaire, et des protège-couronnes vissés qui rappellent l’esprit sport-chic de la ligne. L’étanchéité est portée à 100 mètres et un verre saphir traité antireflet vient compléter l’ensemble.
Le cadran adopte quant à lui un motif à carreaux revisité, présenté par Citizen comme une réinterprétation stylisée de la silhouette nocturne de Tokyo. Les index appliqués et les aiguilles facettées reçoivent une matière luminescente, et un guichet de date discret prend place à 3 heures.
Deux exécutions sont proposées : la NB6080-51W en acier avec cadran vert sauge, et la NB6084-50A qui reprend une base acier rehaussée d’un placage en or jaune sur la lunette et les protège-couronnes, avec cadran argenté.

Le Calibre 9051, atout technique de la maison
Sous le fond saphir se cache le Calibre 9051, un mouvement automatique développé en interne par Citizen qui constitue l’un des arguments les plus intéressants du dossier. Ultra-fin avec ses 3,9 mm d’épaisseur seulement, il bat à 28 800 alternances par heure, dispose de 42 heures de réserve de marche et offre une précision annoncée de moins 10 à plus 20 secondes par jour, avec fonction stop seconde.
Son principal atout se situe cependant sur le terrain de l’antimagnétisme, avec une résistance certifiée jusqu’à 16 000 A/m, soit environ 200 gauss, trois fois le seuil réglementaire pour bénéficier de la mention « antimagnétique ». Une prestation rare à ce niveau tarifaire, qui distingue nettement le Calibre 9051 du 9015 plus classique que l’on retrouve dans de nombreuses autres micro-marques.
Un décor discret de bandes horizontales, présenté comme un clin d’œil aux « Tokyo stripes », habille le rotor et les ponts, ce qui rend le fond transparent plus intéressant qu’attendu à ce prix.

L’avis de We Love Watches
Sur le segment de plus en plus disputé de la sportive intégrée sous les 1 000 euros, Citizen livre ici une évolution intelligente de sa Series 8. La cure d’amaigrissement était nécessaire, et le résultat replace la collection dans les cotes standards du marché, tout en préservant l’ADN visuel qui avait séduit dès son lancement.
Face à une Tissot PRX Powermatic 80 devenue une référence incontournable, ou à une Certina DS-1 Big Date Powermatic, la Series 8 argumente sa différence par son mouvement in-house, son antimagnétisme sérieux et une finition de boîtier plus travaillée. Le cadran texturé apporte par ailleurs cette petite dose d’originalité qui fait souvent défaut aux propositions concurrentes.
Reste que la réserve de marche de 42 heures paraît un peu juste face aux 80 heures du calibre ETA-Powermatic, et que le placage or de la NB6084-50A divisera comme toujours les puristes. Deux ajouts cohérents à un catalogue qui continue de monter en gamme, discrètement mais sûrement.
Prix : 895 € pour la NB6080-51W à cadran vert, 945 € pour la NB6084-50A avec placage or jaune.




