LAPS, la maison parisienne connue pour ses cadrans graphiques et ses collaborations créatives, fête cette année ses 10 ans d’existence. Et pour marquer cette décennie, la marque ne se contente pas d’une simple édition anniversaire : elle ouvre un tout nouveau chapitre horloger avec la gamme Studio, dont le modèle Arche constitue la première expression concrète. Une montre à mouvement automatique, ce qui n’était encore jamais arrivé chez LAPS, rien que ça !
Un boîtier pensé comme une sculpture

La Laps Arche assume d’emblée une identité très architecturale. Le boîtier, en acier 316L, est constitué de cinq pièces distinctes, chacune traitée individuellement pour affiner ses finitions. La lunette borde un verre saphir plat traité antireflets et joue sur le contraste entre un brossage vertical et un biseau poli, un jeu de matières du plus bel effet. Avec 37,5 mm de largeur, 44 mm de corne à corne et seulement 9,80 mm d’épaisseur, cette Arche affiche une silhouette fine et habillée au poignet.
Les cornes, signature de la ligne, sont usinées individuellement puis rapportées sur la carrure : une construction exigeante qui permet des angles parfaitement maîtrisés. Le fond, transparent et vissé, laisse deviner le mouvement, tandis que l’étanchéité à 5 ATM permet un usage quotidien serein.
Un cadran qui joue sur le volume

Le cadran est sans doute l’endroit où LAPS déploie le plus de savoir-faire. Les index, dessinés en anamorphose, créent une impression de volume tout en multipliant les facettes polies et brossées, pour une présence visuelle très travaillée malgré leur extrême finesse. Les aiguilles, à la géométrie asymétrique, dialoguent avec ces index et participent à l’équilibre général de la pièce ; leurs surfaces alternent elles aussi le brossé et le poli. Quant à la trotteuse, volontairement discrète, son biseau capte la lumière à chaque seconde pour un effet cinétique très réussi.
La marque communique sur le modèle en utilisant des termes généralement employés dans le milieu artistique. Cela nous donne une petite idée du positionnement du modèle !
On notera avec plaisir l’ouverture du guichet de date, positionné à 4 heures et taillé en losange : un détail graphique qui tranche agréablement avec les habituels guichets rectangulaires et confirme, une fois de plus, que les montres LAPS ne font jamais rien comme tout le monde !
Pour son lancement, la Arche se décline en deux séries. La Série 01, dite « la minérale », reprend la façade texturée d’un bâtiment emblématique du cabinet coréen WGNB et se pare d’un cadran à la finition mate, disponible en vert ou en ivoire. La Série 02, « la minimale », mise sur un cadran émaillé brillant qui creuse la profondeur visuelle et sublime les index facettés, en coloris noir ou bleu.
- Montre Laps Arche S01 Ivoire
- Montre Laps Arche S01 Vert
- Montre Laps Arche S02 Noir
- Montre Laps Arche S02 Bleu
Un mouvement automatique japonais et une boucle assortie

C’est là que réside le vrai tournant… Cette Laps Arche embarque un mouvement automatique Miyota 9015 d’origine nippone, garantissant une réserve de marche de 42 heures. LAPS reste fidèle à son ancrage parisien, puisque la montre est entièrement assemblée à Paris. La boucle ardillon, elle, reprend les lignes de la carrure et ses finitions exigeantes, en écho direct au boîtier.
Récapitulatif technique
- Matière du boîtier : acier 316L
- Diamètre : 37,5 mm
- Epaisseur : 9,80 mm
- Verre : saphir plat + traitement antireflets
- Fond : transparent vissé
- Étanchéité : 5 ATM
- Mouvement : automatique (Miyota 9015)
- Assemblage : Paris
Que penser de la Laps Arche ?

Avec sa Arche, LAPS prouve qu’une décennie d’exploration graphique peut déboucher sur une montre résolument horlogère, sans rien perdre de son identité visuelle. L’ensemble impressionne par la cohérence de ses choix : boîtier brutaliste, finitions soignées, détails signés comme ce guichet de date en losange, le tout couronné par un mouvement automatique qui change la donne pour la marque !









2 Commentaires
Bonjour,
« une décennie d’exploration graphique peut déboucher sur une montre résolument horlogère » …
Wow ! Ca c’est un bel exemple de marketing 😉
Bonjour Mr Toto,
Je comprends la remarque, mais je pense qu’il y a ici une petite confusion entre « marketing » et « constat » 😉
Quand j’écris que cette décennie d’exploration graphique débouche sur une montre « résolument horlogère », je parle surtout d’une évolution de leur démarche. Pendant dix ans, LAPS a beaucoup travaillé autour de cadrans très graphiques, figuratifs. Avec l’Arche, ils changent de registre ! Le graphisme devient plus abstrait, plus proche de l’art optique, tandis que la montre adopte une architecture et une mécanique qui l’inscrivent davantage dans une approche horlogère traditionnelle.
Après, libre à chacun de trouver le résultat réussi ou pas…